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L’appel du vide : halte au trop-plein

19 mars 2020 10:04:29

En 2018, DS Smith et Forbes Insights publiaient une étude internationale sur l’espace inoccupé dans les emballages et les conteneurs de transport. Dans l’air du temps, cette enquête révélait l’impact du vide sur l’économie des entreprises, sur l’environnement et sur la qualité de l’expérience client. Une prise de conscience suivie d’effets chez les industriels : comme quoi, le vide peut parfois peser lourd !

Carton à moitié vide ou à moitié plein ?

Qui n’a pas déjà été déconcerté en recevant un colis et en constatant la disproportion entre le produit commandé et la taille de son emballage ? Au-delà de la (mauvaise) surprise, le volume de vide dans nos emballages représenterait en moyenne 24 % de celui des conteneurs expédiés par bateau, soit l’équivalent de 61 millions de conteneurs par an. Paradoxalement, transporter ce vide émettrait 122 millions de tonnes de CO2*… Un impact d’autant plus négatif que, pour certains produits, la part de vide dans l’emballage dépasse les 50 %**. Du vide qui coûte cher et qui pollue. Si l’on y ajoute l’image négative répercutée sur le client, de plus en plus sensible au conditionnement de ses produits*** et n’hésitant pas à le faire savoir sur le net****, résoudre cette présence encombrante devient inévitable.

#20 L’appel du vide _ halte au trop-plein

La nature a horreur du vide, elle n’est pas la seule

Proposer des emballages à la juste dimension constitue une réponse immédiate. Des solutions existent sur le marché comme la machine Made2fit, conçue par DS Smith, adaptant le format d’emballage de chaque produit au volume de celui-ci. Réduire le vide permet de baisser les coûts opérationnels et les coûts d'expédition : gain d’espace de stockage, diminution des coûts de main d'œuvre et d'administration de commandes, optimisation du temps de préparation et de conditionnement sans calages additionnels. Des entreprises soucieuses de mettre fin à l’ère du vide développent aussi de nouvelles pistes : conception d’emballages multiproduits, faisant cohabiter biens fragiles et non fragiles, mise au point d’emballages innovants, réutilisables et consignés, ou encore modification du système de facturation du transport.

* Soit l’équivalent des émissions de CO2 de la Belgique ou de l’Argentine…
** Pour les produits d’épicerie, les jouets, la verrerie.
*** 85 % des Millennials considèrent que l’emballage possède une influence dans leur relation avec leur marque
**** 18 millions de vidéos de « unboxing » ont été publiées sur internet en 2018

Julien Clery

Écrit par Julien Clery

Responsable Projets Marketing